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On nous a appris à réussir, pas à nous habiter.

  • Photo du rédacteur: Elisabeth Magro-Falcone
    Elisabeth Magro-Falcone
  • 10 mai
  • 2 min de lecture

« J’en ai marre de moi. J’ai tout pour être heureuse… et je ne le suis pas. »

« Je ne me supporte plus. Tout va bien… et je fatigue tout le monde. »


Se réconcilier en Soi pour pacifier le Monde et vivre une Vie pleine de Sens.
Se réconcilier en Soi pour pacifier le Monde et vivre une Vie pleine de Sens.

Ces mots, je les ai entendus de la bouche de deux femmes magnifiques cette semaine lors d’un séminaire. Et ils ont tellement résonné en moi, en lien avec mon histoire. Pour autant, émis par des femmes, je les ai aussi entendus chez des hommes qui portaient tous les apparats de la réussite.


Et derrière ces phrases, il n’y avait ni caprice, ni faiblesse.

Il y avait une immense fatigue intérieure.


La fatigue de devoir tenir. De devoir être “comme il faut”. De continuer à avancer alors qu’une partie de soi s’est tue depuis longtemps.


Pendant des siècles, le féminin a été relégué à l’arrière-plan. Le ressenti. L’intuition. Le besoin de lenteur. Le lien à soi. Le droit de ne pas être uniquement dans la performance, l’adaptation ou le contrôle.


Alors beaucoup apprennent à fonctionner. À réussir. À répondre aux attentes. Mais sans réellement habiter leur propre vie.


Et parfois, tout semble aller bien extérieurement… alors qu’intérieurement, quelque chose s’effondre silencieusement.


La Réconciliation des Quêtes commence souvent ici.


Dans ce moment où l’on cesse de vouloir devenir quelqu’un d’autre. Pour enfin réapprendre à se retrouver.


Pas en rejetant la force, l’action ou l’ambition. Mais en réconciliant en soi ce qui a été séparé : le faire et l’être, la maîtrise et le ressenti, le masculin et le féminin.

Parce qu’au fond, ce qui nous épuise le plus… ce n’est pas qui nous sommes.

C’est la distance entre ce que nous vivons… et ce que nous sommes profondément.

Comment espérer alors projeter, créer à l'extérieur ce que nous ne connaissons même pas en nous? Il est temps d'avancer autrement, de déconstruire ce que des siècles de méconnaissance ont généré. Et il y a urgence.


  Elisabeth Magro

 
 
 

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