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C'est en lâchant prise que les plus belles émergences apparaissent

Photo du rédacteur: Elisabeth Magro-Falcone
Elisabeth Magro-Falcone
19 août
3 min de lecture

J’ai beau le savoir, l’avoir expérimenté et même l’accompagner chez les autres… à chaque fois, il me faut le redécouvrir. Plus facilement certes. Mais tout de même.

J’attendais mes vacances avec impatience, convaincue qu’elles allaient enfin me permettre de « lâcher prise ». Comme s’il suffisait de fermer son ordinateur, de ralentir le rythme ou de changer d’horizon pour que l’intérieur s’apaise immédiatement.

Mais le lâcher-prise ne se décrète pas. Nous sommes conditionné(e)s par des centaines d'année de comportements qui ne sont plus adaptés. Qui nous ont conduit(e)s - nous nous sommes laissé(e)s conduire! - à cet état de saturation, d'épuisement et de perte de sens. A partir du "faire" plus que de l'"être".

Comment se passe cette transition vers vos vacances pour vous? J'en serais curieuse!

Pour ma part, il me faut toujours quelques jours. Quelques jours de batailles intérieures entre la part de moi qui veut continuer à avancer, à organiser, à comprendre, à produire…presque en pilote automatique, et celle qui aspire simplement à respirer, à écouter et à laisser venir.

 

Puis, presque imperceptiblement, quelque chose cède.

L’esprit ralentit.

Le corps se dénoue.

L’espace intérieur s’agrandit.

Et, une fois encore, la magie opère.

 

Il y a quelques jours, alors que je ne cherchais plus rien, une magnifique prise de conscience m’a traversée. Des idées présentes depuis longtemps, mais encore dispersées, se sont soudain reliées. Un projet s’est synthétisé avec une clarté et une évidence que je n’aurais probablement pas pu provoquer par le seul effort de ma volonté, ni par mon mental. Une de mes intentions les plus profondes est de pouvoir pérenniser ce processus, même en dehors de "vacances". Car je sais combien le lâcher prise permet les plus belle émergences.

 

C'est ainsi que cette expérience m’a ramenée au cœur des trois ateliers que je prépare autour du Voyage du Héros, du Voyage de l’Héroïne et de la Réconciliation des Quêtes.

 

Car il est vraiment temps de sortir de ce clivage, et de prétendre que le modèle du Héros seul puisse être suffisant. Il s'inscrit aujourd'hui au coeur de trois polarités, et je gage qu'avec le temps, lorsque chacun de nous aura réalisé sa propre réconciliaiton, ce modèle n'aura plus lieu d'eptre.


Le Héros : avancer, agir et conquérir



La quête du Héros nous apprend à répondre à l’appel, à franchir le seuil, à affronter les obstacles et à mobiliser notre volonté pour transformer le réel.

Cette énergie est indispensable. Elle nous donne l’élan nécessaire pour décider, entreprendre, persévérer et donner une forme concrète à nos aspirations.

Mais lorsqu’elle agit seule, elle peut aussi nous enfermer dans l’effort permanent : faire davantage, maîtriser, anticiper, obtenir un résultat. Même le repos devient alors un objectif à atteindre — et le lâcher-prise, une nouvelle performance à réussir.


L’Héroïne : descendre en soi et accueillir



La quête de l’Héroïne nous invite à un autre mouvement.

Elle ne cherche plus seulement à conquérir le monde extérieur. Elle accepte de descendre dans les profondeurs, de se rapprocher du corps, de l’intuition, du silence et de la vie intérieure.

Elle nous enseigne que tout ne naît pas de la volonté. Certaines réponses ne peuvent être fabriquées. Elles ont besoin d’espace, de lenteur et de disponibilité pour émerger.

L’Héroïne ne renonce pas à agir. Elle apprend à écouter ce qui cherche à naître avant de lui donner une direction.


La Réconciliation des Quêtes : laisser émerger, puis incarner.



La véritable transformation apparaît lorsque ces deux mouvements cessent de s’opposer.

Le Héros nous aide à agir. L’Héroïne nous apprend à accueillir. Leur réconciliation nous permet d’agir à partir de ce qui a profondément émergé.

Il ne s’agit plus de choisir entre la maîtrise et l’abandon, entre la volonté et l’intuition, entre l’action et la réceptivité. Il s’agit de retrouver une respiration intérieure: avancer, puis ralentir. Donner une direction, puis écouter. Créer, puis laisser la vie nous surprendre.


Le lâcher-prise n’est donc pas un renoncement. Il est ce moment fécond où nous cessons de contraindre la réponse, afin qu’une forme plus juste puisse apparaître.


Peut-être avons-nous parfois besoin d’aller au bout de notre volonté pour découvrir ce qu’elle ne peut accomplir seule.

Et peut-être est-ce précisément là, lorsque la bataille intérieure s’apaise, que les fragments se rassemblent, que le sens se révèle et qu’un nouveau chemin devient visible.

C’est ce qui vient de m’arriver.

Un projet qui mûrissait depuis quelque temps vient de trouver sa cohérence, sa forme et son évidence. Un projet intimement lié à ces trois chemins — celui du Héros, celui de l’Héroïne et celui de leur Réconciliation.

Je me réjouis de vous le partager très bientôt.

Et vous, qu’est-ce qui pourrait émerger si, pour un instant, vous cessiez de chercher à le provoquer ?


Au plaisir de vous lire!


Elisabeth

 
 
 

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